L’histoire de la marque de luxe Cartier débute en 1847 lorsque Louis-François Cartier reprend à Paris l’atelier de bijouterie de son maître artisan Adolphe Picard. Rapidement, la maison est reconnue pour son savoir-faire avec un premier achat de la noblesse part la princesse Mathilde (nièce de Napoléon) en 1856 suivi dès 1859 par l’impératrice Eugénie. Cartier présente en 1888 les premières montres-bracelet serties pour dame. 

Reconnu comme maison de joaillerie d’exception, les bijoux réalisés par les ateliers Cartier remportent auprès de la clientèle royale et aristocratique du monde entier un vif succès dès les années 1900. Le début du XXème siècle est également marqué par l’expansion géographique de la marque, qui ouvre une boutique à Londres en 1902 à l’occasion du couronnement du roi Edouard VII d’Angleterre. Celui-ci accorde à l’horloger français un brevet de fournisseur officiel en 1904, précédant ainsi le roi Alphonse XIII d’Espagne et le roi Carlos 1er du Portugal en 1905 qui s’offrent également les services de la maison française tout comme le feront plusieurs autres dirigeants au fil des années (Russie, Siam, Serbie, Belgique…). L’époque est également marquée par l’envol de la marque Cartier qui conçoit pour l’aviateur brésilien Alberto Santos-Dumont une montre avec un bracelet en cuir permettant d’être porté au poignet.  

En 1909, la maison Cartier ouvre une succursale à New York et dépose le brevet de la boucle déployante pour montre-bracelet. Les années se succèdent et la marque poursuit son travail d’excellence avec notamment la commercialisation de la montre-bracelet Santos inspirée du modèle de 1904, de la présentation de la première pendule mystérieuse (Modèle A) en 1912, et du premier décor panthère ornant la lunette d’une montre-bracelet ronde pour dame (onyx et pavage de brillants)…

En 1921 apparaît la montre Tank cintrée dans l’esprit des tanks alliés, cette montre reste encore aujourd’hui une montre incontournable de la marque Cartier avec une réédition du modèle doté d’un tourbillon volant et d’un mouvement avec le Poinçon de Genève (81 900 euros).

Les années défilant, les créations de la marque de luxe Cartier continuent de faire parler d’elles avec notamment en 1926 la création de la montre baguette, en 1928 la création de la montre Tortue chronographe monopoussoir, en 1932 la création de la montre basculante… En 1933 la maison Cartier dépose un brevet pour la « monture invisible », une technique joaillière permettant de faire disparaître la monture pour donner toute leur importance aux pierres et ainsi, permettre au joaillier de laisser exprimer tout son talent.

L’avant guerre ne freine pas l’expansion du célèbre joailler de la place Vendôme qui s’installe à Monte-Carlo en 1935, puis à Cannes en 1938. En 1947, la maison Cartier célèbre son centième anniversaire. 

La seconde partie du siècle est marquée par de nombreuses expositions rendant hommage de part le monde (Paris, Pékin, New York, Londres…) à l’univers et au savoir-faire Cartier. Le développement de la maison horlogère se poursuit dans le monde avec l’ouverture de Cartier Genève (1969), Cartier Hong Kong (1970), Cartier Munich (1971)… La période est également marquée par la présentation de célèbres modèles de montres comme la Crashwatch (1967), le lancement de montres en vermeil Les Must de Cartier, la montre Santos en or et acier (1978) vendue à plus d’un million d’exemplaires, la montre Panthère (1983), ou encore le lancement de la Collection Privée Cartier Paris réunissant des montres de haute horlogerie en 1998.

  

L’histoire de l’horlogerie Cartier est marquée par le lancement de la montre Roadster en 2001, puis en 2004, la création des montres Santos 100, Santos Demoiselle et Santos-Dumont pour fêter le centenaire de la création de la montre Santos réalisée à l’époque pour l’aviateur brésilien du même nom.  

En 2008, Cartier rayonne de part le monde avec notamment le lancement de la Ballon bleu dont le prix démarre pour le modèle simple en acier à 4 000 euros. 

En 2011 la production de la marque Cartier était estimée à 500 000 montres par an.  Le chiffre d’affaires de la marque de luxe devrait en 2010/2011 constituer 20% du chiffre d’affaires des montres de haute horlogerie. Ceci, grâce au virage effectué par la marque en 2001, avec l’ouverture d’un site horloger et d’ateliers en Suisse ayant pour objectif à terme de permettre à l’horloger de concevoir ses propres calibres de A à Z. 

Le virage de la marque semble d’ores et déjà porter ses fruits puisqu’en 2009, Cartier estimait être devenu le second vendeur de pièces à tourbillon, juste derrière la maison horlogère Breguet… ?